Même si j'ai quitté le navire SAS depuis un moment, je reste profondément attaché à la culture unique de cette entreprise, et avec tous les amis et anciens collègues qui y travaillent encore, je garde un œil très attentif sur ce qu'il s'y passe. Surtout quand il s'agit de la question à un million de dollars (ou plutôt à plusieurs milliards) : que va devenir SAS après Jim Goodnight ?
Le très sérieux journal américain The News & Observer a récemment publié un article passionnant sur le sujet, et comme l'option d'une entrée en bourse (IPO) semble avoir définitivement pris l'eau ("il a raté le coche", disent les experts), il est temps de décortiquer les 4 options qui s'offrent à notre cher géant de la data.
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1. Le rachat par un fonds d'investissement (PrivatePortée d'une session ou d'un caslib dans SAS Viya restreignant l'accès aux données au seul utilisateur créateur. Les tables ne sont pas partagées et sont supprimées à la fin de la session. Equity) : L'option "Sueur froide"
- L'idée : Des mastodontes de la finance comme Silver Lake ou Thoma Bravo sortent le carnet de chèques pour racheter l'entreprise via un LBO (achat à effet de levier).
- Mon avis d'ex-SAS : C'est le scénario qui fait trembler les machines à café. SAS a passé 50 ans sans accumuler un centime de dette. Les fonds de PrivatePortée d'une session ou d'un caslib dans SAS Viya restreignant l'accès aux données au seul utilisateur créateur. Les tables ne sont pas partagées et sont supprimées à la fin de la session. Equity, eux, adorent la dette et le retour sur investissement rapide. S'ils débarquent, on peut légitimement se demander combien de temps survivront la semaine de 35 heures, le budget R&D stratosphérique, et les avantages sociaux qui font de SAS une boîte si spéciale. Officiellement, la direction dit qu'il n'y a aucune discussion en cours. On croise les doigts !
2. L'acquisition stratégique : L'option "Gros poissonLoi de probabilité discrète modélisant le nombre d'événements indépendants survenant dans un intervalle fixe (temps/espace), définie par un paramètre de moyenne égal à la variance. mange gros poissonLoi de probabilité discrète modélisant le nombre d'événements indépendants survenant dans un intervalle fixe (temps/espace), définie par un paramètre de moyenne égal à la variance."
- L'idée : Vendre SAS à un autre géant de la Tech. Souvenez-vous du petit coup de chaud de 2021 quand Broadcom a failli racheter la boîte pour 20 milliards de dollars avant que le deal ne capote en quelques jours.
- Mon avis d'ex-SAS : Sur le papier, c'est plus rassurant qu'un fonds d'investissement, car l'acheteur s'intéresse vraiment aux produits et aux utilisateurs (et on sait qu'ils sont nombreux et fidèles !). Le Triangle de la Recherche en Caroline du Nord a déjà vu le coup avec le rachat de Red Hat par IBM. Mais qui dit fusion dit "synergies", ce qui en langage corporate signifie souvent "on a la même équipe RH, on va en garder qu'une". Pensées pour mes amis encore en poste : gardez vos CV à jour, juste au cas où.
3. La transmission via un "Trust" : L'option "HBO"
- L'idée : Jim Goodnight place l'entreprise dans une fiducie (un trust), gérée par un conseil d'administration trié sur le volet.
- Mon avis d'ex-SAS : Si on met la musique du générique de la série Succession en fond sonore, ça donne tout de suite du cachet. Blague à part, c'est peut-être l'option la plus élégante pour protéger l'ADN de l'entreprise. En créant ce trust, les fondateurs pourraient littéralement graver dans le marbre des règles strictes depuis leur retraite (du genre : "Interdiction formelle d'aller en bourse ou de supprimer la crèche du campus").
4. La vente aux employés (ESOP) : L'option "Utopie participative"
- L'idée : Les employés de SAS rachètent eux-mêmes les parts de l'entreprise à travers un plan d'actionnariat salarié.
- Mon avis d'ex-SAS : Ce serait le plot twist du siècle ! SAS n'a jamais laissé ses employés acheter des parts de l'entreprise en 50 ans d'histoire. Pourtant, c'est un système (très populaire dans d'autres secteurs aux US) qui offre d'énormes avantages fiscaux au vendeur. Imaginez un peu : les développeurs, les commerciaux et les consultants devenant les grands patrons de SAS. J'avoue que j'aurais presque envie de postuler à nouveau juste pour voir ça !
En conclusion...
Quel que soit le chemin emprunté, la transition post-Goodnight marquera un tournant historique pour SAS Institute. À mes amis qui arpentent encore les couloirs (ou qui bossent en pyjama depuis leur salon en télétravail) : je vous envoie plein de bonnes ondes. L'ADN de SAS est robuste, ses technologies restent incontournables, et son histoire est loin d'être terminée.






