Je vous entends déjà derrière vos écrans : "Ça y est, Nicolas va encore nous raconter sa vie...". Eh oui ! Mais attendez, c'est un peu à ça que sert un blog, non ? Retrouvons un peu cet esprit de 2012 où on avait le droit de partager des trucs personnels sans se justifier !
D'ailleurs, pas la peine de critiquer ou de crier au scandale : je publie toujours plein de choses techniques. J'ai juste décidé de les ranger proprement dans des modules à part. Petite parenthèse modernité : aujourd'hui, c'est l'IA qui "m'augmente" pour m'aider à construire ces contenus pointus. Si vous êtes en manque de technique pure, je vous invite vivement à aller faire un tour du côté de mes Cas d'actions ou de ma FAQ.
Maintenant que c'est dit, on peut refermer la page de la technologie moderne pour faire un grand saut dans le temps : direction 2005-2006.
La brique de l'espace (et son clavier magique)
À cette époque, on écoutait de la musique sur des lecteurs MP3 de 512 Mo et le mot "smartphone" était réservé à une élite de geeks. Aujourd'hui, on s'extasie devant des écrans pliables, mais regardez bien les photos de la bête ci-dessus. Avant que les téléphones ne deviennent de fins rectangles de verre fragiles, ils avaient du caractère. Et de l'épaisseur. Avoir un Qtek dans la poche, c'était l'assurance de ne pas s'envoler en cas de tempête.
Mais le "game changer" absolu, c’était cet écran qui coulissait avec un clac incroyablement satisfaisant pour révéler un vrai clavier physique. Dégainer ça dans le RER pour répondre à un SMS, c'était l'équivalent de sortir une carte Gold. On tapait à la vitesse de la lumière (enfin, avec les deux pouces) en ayant l'air d'un hacker en plein piratage.
Windows Mobile : Le menu Démarrer dans la poche
Le Qtek, c'était littéralement un ordinateur de poche. Il tournait sous Windows Mobile, ce qui signifiait qu'on avait un vrai menu "Démarrer" sur un écran de 2,8 pouces.
L'ergonomie ? Une aventure quotidienne. L'interface n'était absolument pas prévue pour des doigts humains. C'est là qu'intervenait le stylet. Ce petit bout de plastique était vital pour cliquer sur la microscopique croix rouge "X" en haut à droite afin de fermer une application. Un geste qui demandait la précision d'un horloger et la patience d'un moine tibétain. Si vous perdiez le stylet, votre vie numérique était en pause (jusqu'à ce que vous trouviez un cure-dent).
L'ancêtre de tout ce qu'on aime
Il faut se rendre compte du monstre de technologie que c'était pour l'époque :
- Le Wi-Fi : Pour se connecter péniblement à la box et charger une page web en 3 minutes.
- MSN Messenger : Pour envoyer des wizz à distance, le summum de la connectivité sociale.
- Un appareil photo : Avec une résolution qui donnait l'impression que chaque photo était prise à travers un filtre en purée de pois. Mais on s'en fichait, c'était magique.
Aujourd'hui, mon vieux Qtek repose sur la table à côté de mes vieux magazines Tilt et de mon livre sur Apple, tel un vestige d'une civilisation antique. Il grince un peu, il est lourd, mais il m'a fait rêver. Et surtout, il m'a fait réaliser qu'avoir internet dans sa poche allait tout changer.






